L'ombre d'un prologue.
Mes prunelles paraissaient fades face à l'horizon, malgré qu'elles soient allumées par un or liquide. La mer effaçait tout et émerveillait les traits les plus doux par sa somptueuse beauté. L'eau translucide n'était que magnificence pour mes yeux éteints, vides de toute lueur, de toute flamme. Où était-donc l'incandescence dans mes pupilles, ces braises qui auparavant crépitaient au fond de mes iris ? Et mes pommettes vermeilles, rougies par des éclats de rire mal contrôlés ?
La brise légère caressait ma peau ivoire, le vent effleurant mes lèvres voluptueuses qui tremblaient imperceptiblement. Mes joues viraient à l'écarlate, comme autrefois, mais ce n'était que le mordillement de la froideur du mois de janvier qui les colorait. Je percevais la danse endiablée qu'entamait ma chevelure cuivrée avec le vent, sans pour autant tenter de la stopper. Mes jambes fines se balançaient dans le vide, dans le néant. Tout comme mes pensées, mes émotions, mes sentiments. Je nageais dans un océan de confusion aux tendances dérisoires, flottant dans une eau obscure qui ne cessait de noircir au fil du temps. Je mourrais, jetais mon âme dans les vagues violentes et la regardais couler.
La brise légère caressait ma peau ivoire, le vent effleurant mes lèvres voluptueuses qui tremblaient imperceptiblement. Mes joues viraient à l'écarlate, comme autrefois, mais ce n'était que le mordillement de la froideur du mois de janvier qui les colorait. Je percevais la danse endiablée qu'entamait ma chevelure cuivrée avec le vent, sans pour autant tenter de la stopper. Mes jambes fines se balançaient dans le vide, dans le néant. Tout comme mes pensées, mes émotions, mes sentiments. Je nageais dans un océan de confusion aux tendances dérisoires, flottant dans une eau obscure qui ne cessait de noircir au fil du temps. Je mourrais, jetais mon âme dans les vagues violentes et la regardais couler.
« La mort, qui a sucé le miel de ton haleine, n'étend pas encore son empire sur ta beauté. »
Qu'était-il devenu ? Je n'en savais strictement rien, j'offrais ma confiance à mon imagination fantaisiste. Tout n'était que mensonges et créations, ce qui ne me contentaient qu'à peine, n'allégeant ma souffrance que d'une larme. Une de celles qui roulaient sur mes joues à présent, qui achevaient leur chute éperdue dans l'eau salée qui remuait sous mes pieds. A corps perdu je plongeai alors dans l'abîme de mes souvenirs, sachant qu'ils n'étaient qu'un gouffre sans fin qui brunirait mon c½ur en pièces détachées et couperait le flux de sang dans mes veines déchiquetées. Qu'étais-je ? Que faisais-je en vie alors que lui n'était pas à mes côtés ? Que deviendrai-je ? J'étais seule, inexorablement seule et je le resterai à jamais. Étais-je condamnée à endurer les maux que m'infligeait l'existence, à observer la plaie béante dans ma poitrine s'ouvrir et déchirer mes entrailles ? Était-ce seulement humain de pouvoir subsister tout en endurant tant de douleur, d'affliction ? Je ne connaissais pas les réponses et je ne souhaitais pas les connaître. Je laissais mon esprit divaguer dans des vagues de sanglots et de meurtrissures, je frôlais le masochisme en me laissant aller à ce point. Mes m½urs prenaient de l'ampleur, encore.
Mon histoire n'était qu'un mélodrame affligeant, que seuls les êtres meurtris pouvaient comprendre. Devais-je mettre un terme à cette vie qui n'avait pas de sens ? Les battements sourds de mon c½ur dans ma cage thoracique résonnaient dans ma tête comme ceux d'un tambour et cela me soulageait. D'après eux, J'existais encore.
Mon histoire n'était qu'un mélodrame affligeant, que seuls les êtres meurtris pouvaient comprendre. Devais-je mettre un terme à cette vie qui n'avait pas de sens ? Les battements sourds de mon c½ur dans ma cage thoracique résonnaient dans ma tête comme ceux d'un tambour et cela me soulageait. D'après eux, J'existais encore.
« De ton regard limpide ne s'échappe que l'espoir translucide d'une vie
à la hauteur de tes yeux qui ne cillent. »
à la hauteur de tes yeux qui ne cillent. »


